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Les moments forts
du Mifa

Une soirée haute en couleur !

  Une soirée haute en couleur !

Pour la première fois cette année, c’est Nickelodeon, la chaîne leader de programmes à destination de la jeunesse, qui a souhaité s’associer au Marché international du film d’animation, en sponsorisant la soirée d’ouverture. Événement qui confirme l’augmentation de la présence des plus gros diffuseurs américains au Mifa.

Pour l’occasion, la plage a été mise aux couleurs de Nickelodeon. L'orange du logo de la chaîne était omniprésent dans tous les éléments de décoration, notamment sur les énormes ballons, dont certains avait même été installés sur le lac. Un écran diffusait également des programmes de la chaîne, le tout dans une ambiance musicale festive.

La soirée a permis aux professionnels présents, distributeurs, acheteurs et investisseurs de se rencontrer et d’échanger dans un contexte convivial.

Une soirée d’ouverture du Mifa très réussie !

Prémices d’une association européenne Women in Animation

  Les Femmes dans l'animation

La Rencontre Women in Animation qui s’est tenue au Mifa a peut-être permis au Festival d'Annecy d’assister à la naissance d'une association française voire européenne pour les femmes dans l'animation.

Women in Animation (WIA) est une association américaine fondée par des femmes très influentes dans le domaine de l'animation, comme Margaret Dean, directrice de production à Mattel, Kristy Scanlan, vice-présidente de Technicolor, et bien d'autres, occupant de hautes fonctions dans des studios importants (Walt Disney Animation Studios, TeamTO, DreamWorks, Onyx Films...). Elle compte à ce jour 656 membres et commence à acquérir une forte renommée mondiale.

Son objectif : promouvoir et soutenir les femmes, trop peu représentées dans ce secteur. Le but n'étant pas de créer une suprématie dans le monde de l'animation, mais bien d'installer un égalité plus réelle entre les sexes.

"Tout le monde est invité à devenir membre, et les hommes n'en sont certainement pas dispensés !", a d'ailleurs affirmé Margaret Dean, qui avait fait le déplacement.

De nombreuses personnalités féminines du monde de l'animation – productrices, réalisatrices, scénaristes et autres animatrices – étaient présentes pour penser, élaborer et concevoir ce projet plein d'ambition, et lui donner une réalité en France ou en Europe.

La discussion a rapidement porté sur la manière d'adapter la structure américaine pour qu'elle corresponde mieux à l'organisation, complètement différente, du monde de l'animation européen. La première question qui se pose est d’ailleurs de savoir s’il faut commencer par créer une association en France uniquement ou unir les femmes de l’Europe entière ? Quelle image du pouvoir et de la femme voudraient-elles également donner ?

Bien que de nombreuses questions restent en suspens, les participantes sont toutes décidées à se rencontrer à nouveau dans un futur proche, pour concrétiser ensemble ce beau projet, qui pourrait bien être présenté lors de la prochaine édition du Festival. L’occasion rêvée, le Festival 2015 ayant choisi de mettre les femmes à l’honneur !

Point sur l’animation française : en France et à l’étranger

  Table ronde UNIFRANCE, CNC, TVI

Frédérique Bredin, présidente du CNC, Benoît Danard, directeur des études, des statistiques et de la prospective au CNC, Jean-Paul Salomé, président d’uniFrance films, Isabelle Giordano, directrice générale d’uniFrance films et Mathieu Béjot, délégué général chez TV France International, se sont réunis à l’occasion d’une table ronde pour échanger autour d’une étude sur la diffusion des films d'animation sur le territoire national et à travers le monde.

Dans les grandes lignes, on note que :

  • En 2013, six films ont été agréés en France, contre 12 en 2012.
  • 33 films d'animation ont été exploités en salle, dont 15 disponibles en 3D.
  • Globalement, les films français d'animation réalisent une part importante de leurs entrées à l'étranger. 13 films d'animation français sur un total de 78 franchissent le million d'entrées à l'étranger au cours de la dernière décennie, avec des titres comme Arthur et les Minimoys, Kirikou et la sorcière, Igor... Ils rencontrent plus de succès à l'étranger que les autres films français et se vendent sur un plus grand nombre de territoires.
  • Les ventes de programmes audiovisuels d'animation français à l'étranger ainsi que les financements étrangers dans la production française augmentent de près de 25 % en 2012 et en 2013.
  • Le Royaume-Uni, le Mexique, la Pologne et la Turquie sont des territoires particulièrement favorables à l'animation française, et la concurrence avec les États-Unis est énorme en termes de marketing.
  • La grande force française réside dans ses auteurs et le public visé : la spécialité française est le film "preschool" pour très jeune public.

Enfin, bien que les films sortis en 2013 rencontrent des succès plutôt modestes, l'année 2014-2015 s'annonce fructueuse pour le marché de l'animation française à l'étranger.

Téléchargez les résultats de l'étude réalisée par le CNC.

Retrouvez tous les moments forts du Mifa sur Le Quotidien en ligne